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Naviguer de nuit - Fragments

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Le solstice d’été approche. Décembre, sous le 50° sud. La nuit se rétrécit, la clarté attrape les heures des petits matins et des longues soirées. Est-ce par esprit de contradiction que le mousse se prend l’envie d’écrire sur la navigation de nuit ? Pépites d’une veille de nuit au large de la Patagonie argentine Le catamaran dérive lentement. Parti de Rio Gallego, l ’ objectif est de mouiller sous la falaise du C ap des Vierges et de doubler c e cap le lendemain, profitant ainsi du courant de la marée montante pour embouquer le détroit de Magellan . 50 milles (80 km) en 20 heures, Moetera s’inscrit à un concou rs de lenteur, 1 à 2 nœuds, des p ointe s à 3 nœuds dans les descentes… Au cœur de la courte nuit de l’été austral, l e mousse rejoint le poste de barre pour un dernier tour d’horizon avant de réveiller le capitaine pour son tour de quart. Sur bâbord, trois dos blancs à dorsales noires ondulent à la surface de l’eau. Les dauphins de Commerson ont accepté le défi ...

Mozambique 6 - 9 semaines au Mozambique

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  Bazaruto - les Dalton - rangers « You have to pay ! For one day », mais on ne fait que passer, on ne s’arrête pas ! Vous êtes dans le parc, vous devez payer ! Pour le bateau et pour l’équipage. Le mousse avait repéré le semi-rigide fonçant sur le catamaran. À bord du Zodiac, quatre rangers dans leur panoplie toute neuve de tortue Ninja, affichant l’air renfrogné à la Joe Dalton. Le capitaine maintient son cap, il vient d’engager son catamaran dans la passe   étroite entre les îles de Benguerra et de Bazaruto. En cette fin de matinée, le vent se lève, il ne faut pas se louper.   L’échange est tendu. Le semi-rigide des Dalton-rangers tente d’aborder le catamaran, le capitaine refuse (c’est son droit), privilégiant la sécurité de la navigation et poursuit sa route. Ce n’est ni le lieu, ni le moment, pour jouer au caissier d’un parc d’attraction !   Les Dalton-rangers sont légers et réactifs dans leur esquif rapide, mais nous, c’est pas qu’on est gros, ...

Mozambique 5 - Chiloane

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Apparition Comme presque chaque jour, je passais la journée chez mon oncle. J’aide un peu et ma tante me nourrit. Ça me va. Ce matin, je me reposais à l’ombre du manguier avec mon oncle. C’est la fin de la saison sèche, à part les corvées d’eau, il n’y a pas grand chose à faire au village. On attend les pluies des mangues pour commencer à nettoyer les rizières avant de planter. Il fait déjà chaud pour la saison. Je regardais vers la mangrove comme ça, pour rien. Je rêvassais. C’est là que j’ai vu deux mzungelos apparaitre, là-bas, après la rizière qui borde le jardin de la tante. Ils arrivaient par la vasière.   Oh regarde tonton ! L’oncle et moi, on a bondi sur nos pieds, les mains en visière pour mieux voir.   Franchement, je n’ai jamais vu une chose pareille. Deux mzungelos , pas tout jeunes, des vieux même, de la glaise jusqu’aux genoux, qui se dirigeaient vers nous. Tonton, viens on va les voir !   Sur la digue, mon oncle les a accueilli. Bom Dia a répondu le mzu...